4 Mariages d’enfants Ages De 14 Ans Brisés Par Le Tribunal d’instance

La situation de la violence sur les filles, surtout celle liée au mariage d’enfants est trop alarmante. 4 mariages d’enfants âgés de 14 ans ont été brises par le Tribunal d’instance de Bambey. La révélation a été faite par la présidente du Tribunal d’instance de Bambey, Mme Faye née Aïssatou Kanté, par ailleurs membre de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs). Elle animait, ce week-end, une conférence sur les violences basées sur le genre en milieu scolaire, au lycée de Bambey Sérère.

Le département de Bambey est dans la liste des zones où sévissent des violences basées sur le genre, notamment les mariages d’enfants (filles) de moins de 14 ans. Ces violences peuvent contribuer à la baisse des résultats scolaires mais aussi à l’abandon massif des filles des écoles. Dans le cadre des activités du programme de l’Observatoire régional de la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme) et les anciens stagiaires sénégalais, une conférence s’est tenue au lycée de Bambey Sérère. Le thème de la rencontre est relatif aux violences basées sur le genre  en  milieu scolaire.

La conférencière, la  présidente du Tribunal d’instance de Bambey, Mme Faye née Aïssatou Kanté, membre de l’Association des juristes du sénégalaises (Ajs) indique que «4 cas mariages d’enfants ont été cassés par le Tribunal d’instance de Bambey depuis le début de l’année. On a constaté qu’il y a beaucoup de violences faites aux filles en milieu scolaire. Et, parmi ces violences, il y a celles sexuelles qui tournent autour du viol, du harcèlement sexuel, des mariages précoces, de la pédophilie, du détournement de mineur.

A cote de ces violences, il y a celles physiques ou économiques dues  à la pauvreté. Les violences scolaires sont des violences spécifiques. C’est la raison pour laquelle il est bon qu’on discute avec les apprenants, les enseignants, les inspecteurs d’académie pour voir ce qui se passe en milieu scolaire afin qu’on puisse trouver de solutions.»

Et Mme Faye née Aïssatou Kanté poursuit: «l’accès à l’éducation n’est plus un problème, mais le maintien des filles. Il faut qu’on sensibilise les filles pour leur demander d’être forte mais aussi de dénoncer afin que des solutions soient trouvées à ces violences.»

seneweb

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