Engins explosifs aux Etats-Unis: ce que l’on sait

Des bombes artisanales ont été adressées depuis lundi à plusieurs adversaires de premier plan du président Donald Trump, dont Hillary Clinton ou Barack Obama.

Le point sur l’enquête, qui compte encore de nombreuses inconnues:

Qui a été visé?

La première bombe artisanale a été déposée lundi dans la boîte aux lettres du milliardaire progressiste George Soros, qui n’était pas chez lui. Des colis contenant « des engins explosifs potentiels » ont aussi été adressés à l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton et à l’ex-président démocrate Barack Obama. Ils ont été interceptés mardi et mercredi avant d’atteindre leurs domiciles.

Un autre paquet a été adressé mercredi à l’ancien directeur de la CIA John Brennan, via la chaîne d’information CNN sur laquelle il intervient régulièrement. Le gouverneur démocrate de l’Etat de New York Andrew Cuomo a indiqué mercredi qu’un engin suspect avait aussi été envoyé à son bureau new-yorkais. La police de Floride a découvert un colis suspect près du bureau de l’élue démocrate au Congrès Debbie Wasserman Schultz.

D’après les médias américains, d’autres colis ont été adressés à l’ancien ministre de la Justice d’Obama, Eric Holder, et à la parlementaire démocrate Maxine Waters.

Que contenaient les colis?

Selon la police, le colis retrouvé dans les locaux de CNN contenait un « engin explosif fonctionnel » et de la poudre blanche. La bombe artisanale, relativement petite, était constituée d’un tuyau d’une dizaine de centimètres de long, enveloppé dans du scotch noir, relié à des fils électriques et à un détonateur, ont rapporté les médias.

La poudre se trouvait dans une enveloppe sur laquelle figurait une adresse retour –celle de Debbie Wasserman Schultz– et de nombreux timbres. Les colis destinés à M. Obama, Mme Clinton et M. Soros présentaient de fortes similarités, a précisé la police.

Qui peut les avoir envoyés?

Il n’y a pour l’instant aucune revendication. Mais le responsable du bureau antiterroriste du FBI à New York, Bryan Paarmann, a laissé entendre qu’il s’agissait d’envois coordonnés par « un ou plusieurs individus ». Plusieurs responsables ont évoqué le spectre d’un terrorisme politique intra-américain.

Quel est le point commun entre les cibles?

Il s’agit d’adversaires du président Donald Trump qui, en retour, ne ménage pas ses critiques à leur encontre. La plupart sont démocrates. Barack Obama, son prédécesseur, est, selon l’actuel locataire de la Maison Blanche, responsable des maux du pays. En meeting, le milliardaire républicain adore faire huer Hillary Clinton, sa rivale lors de la présidentielle de 2016. Et en août, le président a, de manière inédite, retiré l’habilitation de sécurité de John Brennan, pour le punir de ses commentaires critiques sur CNN.

Mme Waters a quant à elle selon lui un « petit QI », et M. Cuomo est « le gouverneur de l’Etat le plus imposé du pays »… Quant à George Soros, déjà cible de l’extrême droite européenne, Donald Trump l’a accusé dernièrement d’avoir financé les manifestations d’opposants à la nomination du juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême.

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