Iran-Espagne 0-1, la Roja s’impose à l’usure

Avec quatre points pris en deux matches, et une rencontre à venir face à une équipe marocaine déjà éliminée, l’Espagne est bien partie pour s’inviter en huitièmes de finale de la Coupe du Monde pour la première fois depuis huit ans. Les Ibériques peuvent quand même pousser un grand ouf de soulagement, car leur succès lors de ce deuxième match contre les Iraniens a été très compliqué à glaner. Contre un adversaire qui a longtemps refusé le jeu, les hommes de Fernando Hierro ont dû faire preuve de patience pour prendre l’avantage au score.

L’Iran avait battu le Maroc lors de la première journée sans avoir tenté le moindre tir cadré. Une méthode que les Perses ont fait le choix de rééditer ce mercredi, même si l’adversaire en face était d’un tout autre calibre. Une tactique minimaliste qui a bien failli fonctionner. Les hommes de Carlos Queiroz ont tenu le coup durant presque une heure. Et, ironie du sort, c’est sur un malencontreux contre défavorable qu’ils ont fini par céder: un dégagement d’un défenseur qui a heurté le pied de Diego Costa et qui a fini dans la mauvaise direction.

Jusqu’à ce coup du sort, la Team Melli a su parfaitement contenir les assauts de son prestigieux adversaire. Elle l’a même tellement bien fait, qu’elle n’a eu à trembler qu’à deux reprises seulement tout au long de la première période, sur des tentatives signées David Silva (25e et 45e). Avec des vertus telle que le don du soi, l’abnégation et le courage, les Iraniens ont réussi à repousser au maximum l’échéance. Mais, ils ont donc fini par céder.

Le but concédé aurait pu plomber le moral des Asiatiques. Mais, curieusement, ces derniers n’en ont guère souffert. Et après avoir tout misé sur la défense, c’est un visage complètement différent qu’ils ont dès lors affiché. Une attitude plus conquérante dont on ne les croyait pas capables et qui a même pris au dépourvu la Seleccion. Cela a résulté sur une fin de match totalement décousue, avec des occasions de part et d’autre.

Avec plus d’espaces en phase offensive, les Espagnols ont eu des possibilités de break, comme le tir de Sergio Ramos à la 70e. Mais elles n’ont pas été converties. Et de l’autre côté, il y a également eu des temps forts, dont un qui laissera énormément de regrets aux Iraniens. A la 63e minute, Ezatolahi a trouvé le chemin des filets, mais son but a été invalidé suite au recours à l’assistance vidéo. Une alerte sans conséquence qui fut suivie d’une autre à la 83e minute avec une tête de Taremi passée au- dessus. Sachant qu’à 0-0, Ansarifard avait aussi fait parcourir un frisson dans le camp espagnol, les Iraniens peuvent être frustrés par l’issue de cette empoignade. Avec leurs armes, ils ont vendu chèrement leur peau et un nul n’aurait pas été volé. Pour les Espagnols, l’accouchement a été difficile, mais le bébé est beau et ça sent bon les 8es pour Sergio Ramos et consorts.

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