Kédougou: 12 des 18 femmes enceintes séropositives dépistées au premier trimestre 2018 sont sur ARV

Le Vih touche plus les femmes que les hommes dans la région de Kédougou. Selon Fatou Traoré, coordonnatrice en santé de la reproduction au niveau de la région médicale et par ailleurs point focal de la prévention sur la transmission mère-enfant (Ptme), les données du premier trimestre 2018, indiquent que le taux de réalisation du test Vih est de 42,05% par rapport à l’objectif attendu. « La mise sous antirétroviraux (Arv) des femmes dépistées séropositives est estimée à 47% dans les trois districts sanitaires de la région de Kédougou », fait-elle savoir.
Ces acteurs misent sur la décentralisation de leurs interventions pour atteindre leurs objectifs. « Elle est appliquée au niveau des postes de santé et les tests disponibles au niveau de tous les points de prestation. Toutes les sages-femmes ont été formées sur la prise en charge du Paquet complet sur le dépistage de la transmission mère-enfant (Ptme), même si la moitié de ces professionnels de santé ont quitté la région », dit Mme Traoré.

Et de renchérir : « 18 femmes enceintes séropositives ont été dépistées pour le premier trimestre 2018, et 12 sont sous Arv. Si les tests sont avérés positifs, un prélèvement est fait ou l’infirmier chef de poste envoie au nive1au du poste de santé, pour ensuite commencer le traitement si une fois il est positif. Pour les enfants un suivi rapproché est fait également au niveau du centre de santé ». A l’en croire, ces acteurs rencontrent des problèmes par rapport aux perdues de vue.
« Nous avons des problèmes au niveau des zones d’orpaillage du fait de leur mobilité dans les pays limitrophes et à l’intérieur des régions du Sénégal », ajoute le point focal VIH. Elles sont estimées à 30%. Ce sont souvent des femmes qui commencent leur grossesse ici et retournent dans leur pays d’origine dont elles ne signalent pas leur séropositivité. Elles reviennent souvent deux à trois mois après accouchement et leurs enfants ne bénéficient pas de la prophylaxie pour le traitement préventif », regrette-elle.
La coordinatrice de la santé de la reproduction renseigne que pour 2017, quatre enfants ont été suivis et les tests négatifs sur les 8 enregistrés dont deux sont décédés et les deux autres perdus de vue. Pour les taux de réalisation du test, les 70% sont dépassés en 2017 et pour le dépistage les 80 %. De même que le suivi des femmes qui est de 60 %. Le pricipal problème reste le fait que les femmes séropositives ne partagent pas leur statut sérologique », conclut-elle.

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