Mamadou Lamine Diallo : « Ce qu’Amadou Bâ n’a pas dit… »

Après la sortie de Mamadou Lamine Loum, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, est monté au créneau pour essayer de rassurer sur l’état de santé de nos Finances publiques. Cependant, pour le l’Economiste et député, Mamadou Lamine Diallo, l’argentier de l’État nous cache des choses.

« 720 milliards dans les caisses du trésor alors que les universités privées, les centres de santé ne sont pas payées. Sans oublier les entreprises et pourtant la dette extérieure est  servie. De 1200 milliards, nous sommes passés à 720 selon le Ministre. Sans doute, c’est ce qui reste après avoir racheté l’Eurobond passé et payé les avances du Ter et des airbus de Air Sénégal S.A. Le régime de Macky est tourné vers l’extérieur qui lui dicte sa conduite. Le Fmi demande un ajustement des prix, notamment des tarifs de l’électricité après la hausse du brut et un plafonnement des dépenses, d’où les arriérés intérieurs. Amadou Ba ne le dira pas, il préfère s’attaquer au secteur informel et à l’industrie », a-t-il expliqué dans sa nouvelle Questekki.

Pour Mamadou Lamine Diallo, « le Sénégal  est devenu un « Sambaa Alaar » ». Et aujourd’hui, explique-t-il que « Sengindia  de Mbaane écrase les petits producteurs de pomme de terre des  Niayes, Auchan étouffe les petits revendeurs de l’informel, les ferrailleurs ont été massacrés pour  défendre la Someta de Sébikotane en faillite aujourd’hui et les braves mécaniciens sont privés de foncier et expulsés des places à partir desquelles ils rendent service et forment des centaines de milliers de jeunes. »

Sur la problématique du ciment, Mamadou Lamine Diallo explique qu’en 2017, le Gouvernement avait décidé de taxer le ciment. Car pour lui, les cimentiers en surcapacité de production ne vont pas répercuter cette taxe sur le prix au consommateur, la concurrence aidant. « En 2018, les prix du fuel,  du charbon, et du papier kraft flambent. Au lieu de lever la taxe, le gouvernement veut imposer à l’industrie d’absorber la hausse des coûts des facteurs alors qu’il reconnait qu’elle est en surproduction », martèle l’économiste.

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