Oh Travailleurs de la justice, réveillez-vous vous!!!

Par les temps qui courent, je me demande si véritablement on peut se permettre d’inviter les travailleurs de la justice à une union sacrée au tour du Ben, sans faire dans la démagogie, pour au moins trois raisons.

Un bref rappel historique me permettra d’asseoir la première raison et pas des moindres.

On se rappela( bien étant en ce moment Elève-greffier au CFJ) de la vague d’indignations orchestrée par les membres du Ben actuel pour fustiger le retard noté sur l’organisation du congrès..Je n’en dirai pas plus.Mais vous conviendrez avec moi de constater pour le dénoncer que les récriminations d’hier, ont été aujourd’hui érigées en règle. Et pis encore, ce Ben, allergique au retard dans l’organisation du congrès, est resté plus d’un an jour pour jour dans l’illégitimité la plus caractérisée en étant incapable de tenir  le congés du Sytjust. Il se paie même le luxe de parler au nom des travailleurs de la justice. Donneur de leçon hier, le Ben s’est mué en transgresseur des règles et textes qui organisent le fonctionnement de notre syndicat. Qui s’apparente plus à un mouvement de soutien au régime en place plutôt qu’à une tribune dont la plus régalienne des missions, est de défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres. Une situation qui se répète et devient symptomatique d’un manque de vision prospective des membres du Ben, qui sont aux affaires.

L’autre raison qui, sans nul doute, exacerbe le plus les travailleurs de la justice, reste la démarche inappropriée du Ben. En clair, l’option de la diplomatie syndicale, a été à l’origine de toutes les déconvenues et les contre-performances jamais enregistrées dans l’histoire syndicale du Sytjust. Une demarche que bon nombre de travaileurs de la justice, ont fustigée que je qualifie de comédie syndicale et qui laisse tout le monde perplexe, avec des points inscrits dans une plate forme revendicative, toujours à l’état de rêve. En misant sur des projets de textes qui sont ballotés de direction en direction, de service en service et de ministère en ministère, une occasion a été donnée au régime en place, très réfractaire aux réformes, de faire du dilatoire. S’en est suivie, une communication qui frise le clair-obscur et faisant croire à leurs mandants de faux espoirs. Le texte sur la reforme du Cfj, qui, nous disait-on, était dans le circuit depuis quatre générations de greffiers, en est la preuve la plus éloquente.

Par ailleurs, il y a lieu de souligner, la maladresse du Ben à ne pas faire de l’indemnité de logement, une priorité dans sa plateforme au moment où les autres travailleurs, les enseignants pour ne pas les nommer en font un cheval de bataille. Et avec un engagement indéfectible, soutenu par une base déterminée à mener le combat, quel soit le prix, ils sont en passe de réussir leur pari.. Je sais qu’on m’opposera toujours l’argument selon lequel, nous ne sommes pas du même cadre dans l’architecture de la fonction publique.Certes oui, mais l’indemnité de logement est plus que légitime pour les greffiers, d’autant plus qu’une disposition de notre statut nous oblige à résider dans le ressort de la juridiction.. Et attendre, la satisfaction des enseignants, pour réclamer cette indemnité, par un effet domino ou de comparaison, serait impardonnable à la limite insultant pour la corporation entière.

L’autre aspect à inscrire dans la déroute du Ben, reste les occasions syndicalement propices avec le procès de Khalifa Sall et l’Imam Alioune Ndao que nous avons manquées. Occasions que le Ben aurait aurait dû saisir pour se faire entendre mais qu’il a vendangées au nom de la diplomatie syndicale. Une attitude qui s’explique par l’obsession enivrante de la signature de textes qui ont fini, non pas par unir les travailleurs de la justice mais plutôt par semer les démons de la division. A l’origine de celle-ci, une disposition que je catalogue comme un « cavalier syndical », en comparaison au  » cavalier budgétaire « , comprenez une disposition non financière, qui a été introduite à tort dans la loi de finances. Un point du fameux texte illusoire du Ben, qui viole tant sa lettre que dans son esprit le principe d’égalité devant le service public, et tranche d’avec le culte de la méritocratie, vantée à corps et à cri par les tenants du pouvoir, comme étant une réalité qui a tout son pesant d’or. Ce que toute personne éprise de justice et d’équité, devrait combattre avec véhémence, ne serait ce que par principe…

Voilà autant de raisons qui pourraient légitimement justifier le courroux de la quasi totalité des travailleurs de la justice. Et la liste des maux qui gangrène ce secteur névralgique dans un Etat de droit, est loin d’être exhaustive.

Face à l’ampleur d’une telle situation, qui n’a fait que trop durer, vouloir nous demander de savoir raison garder, de faire preuve de patience ou s’unir au tour du Ben, serait dénué de tout sens. Il faut plutôt inviter le Ben, à d’abord organiser le congrès, ensuite faire son bilan négatif et enfin céder la place à une nouvelle équipe capable de nous sortir la tête longtemps immergée dans les eaux boueuses de la justice.

Je ne saurai clore mon propos sans inviter le Gouvernement, à prêter une oreille attentive aux revendications des travailleurs de la justice, sur qui pèsent le lourd fardeau de la justice. Une Dame, qui jadis, était élevé sur le piédestal de la pureté mais qui, du fait l’inconscience et l’insouciance des gouvernants, du fait des disparités énormes dans le traitement de ses acteurs principaux, du fait du silence coupable des gardiens de ce temple de Thémis, est naguère devenue une arme fatale aux mains des politiques, pour guillotiner les plus faibles..

A Monsieur le Président de la République, je lance un appel solennel, en vue d’un règlement définitif et diligent des difficultés que vivent les travailleurs de la justice, pouvant constituer une bombe sociale à retardement et dont l’éventuelle déflagration, serait assimilable à une secousse sismique de forte magnétique avec une lave qui pourrait miraculeusement atteindre la « blanche Colomb »…

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