Qui était Redouane Lakdim, le terroriste présumé des attaques dans l’Aude ?

L’homme de 26 ans, connu des services de police pour trafic de stupéfiants, était un «petit dealer», selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. L’auteur présumé des attaques qui ont coûté la vie à trois personnes avait un temps été surveillé pour radicalisation.

Le ministre de l’Intérieur a révélé le nom de l’auteur présumé des attaques terroristes de Trèbes et Carcassonne au cours desquelles trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées ce vendredi. Il s’agit de Redouane Lakdim, un délinquant de 26 ans, déjà connu des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants. Il a été tué lors d’un assaut mené par les gendarmes du GIGN.

Après avoir grièvement blessé par balles le conducteur d’une voiture et tué son passager, avant de s’emparer du véhicule, à Carcassonne, Redouane Lakdim a ouvert le feu sur des CRS qui effectuaient un jogging, blessant grièvement l’un d’eux, avant de pénétrer dans un supermarché à Trèbes où il a tué deux personnes et pris des otages.

Surveillé un temps pour radicalisation

«Il était surveillé, mais nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation», a précisé Gérard Collomb qui a ajouté qu’il s’agissait d’«un solitaire qui est passé à l’acte brusquement». Le terroriste présumé, qui a crié «Allah Akbar» et s’est revendiqué de l’État islamique, aurait donc agi seul, selon le ministre, qui le qualifie de «petite dealer». L‘organisation terroriste a revendiqué les trois attaques de Carcassonne et Trèbes, selon un communiqué de l’agence de propagande de Daech, Amaq, sans fournir de preuve. «L’homme qui a mené l’attaque de Trèbes dans le sud de la France est un soldat de l’Etat islamique, qui a agi en réponse à l’appel» de l’organisation «à viser les pays membres de la coalition» internationale anti-EI.

S’il a exigé la libération de prisonniers, notamment celle de Salah Abdeslam, l’un des terroristes du Bataclan, ses revendications seraient «a posteriori», selon Gérard Collomb. Il aurait été «très actif sur les sites salafistes» et aurait été «incarcéré en 2016 à Carcassonne en 2016, sans que l’on sache pour quelles raisons», ajoute Le Parisien.

© PASCAL PAVANI/AFP

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