Syrie : Macron démenti par la Maison-Blanche

Alliés pour frapper la Syrie de Bachar el-Assad, la France et les Etats-Unis ne gardent pas moins des divergences de vue stratégiques sur ce conflit. L’illustration en a été faite dimanche soir lorsque la Maison-Blanche a contredit les déclarations d’Emmanuel Macron, tenues un peu plus tôt lors de son interview sur BFMTV et Mediapart. Non, « la mission américaine n’a pas changé », a assuré dans un communiqué la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders. « Le président a dit clairement qu’il veut que les forces américaines rentrent dès que possible » et ce sera donc le cas, a-t-elle assuré.

Macron : « Je vous rassure, nous l’avons convaincu qu’il fallait rester »

Quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron affirmait pourtant que la France avait « convaincu » Donald Trump de maintenir les troupes américaines en Syrie. « Il y a 10 jours, le président Trump disait : les États-Unis d’Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l’avons convaincu, nous l’avons convaincu qu’il était nécessaire d’y rester (…), je vous rassure, nous l’avons convaincu qu’il fallait rester dans la durée », a déclaré le chef de l’Etat lors de cet entretien télévisé, au cours duquel il a longuement justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi contre des sites de production d’armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

Le Président expliquait aussi qu’il voulait désormais « convaincre » les Russes et les Turcs de venir à la table des négociations et que les Occidentaux avaient, par ces tirs, « regagné de la crédibilité au regard » de Moscou.

De son côté, la Maison-Blanc a rappelé la nature de la mission des forces américaines en Syrie. « Nous sommes déterminés à écraser complètement ISIS (acronyme anglais de l’organisation Etat islamique, NDL) et à créer les conditions qui empêcheront son retour », selon le communiqué. « En outre, nous attendons de nos alliés régionaux et de nos partenaires qu’ils prennent plus de responsabilités, aussi bien militairement que financièrement, pour sécuriser la région », a ajouté la présidence américaine.

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