Trump juge finalement que la Corée du Nord reste « une menace nucléaire »

Dix jours après le sommet Trump-Kim, le président américain a qualifié vendredi l’arsenal nucléaire nord-coréen de « menace extraordinaire ». Aucune avancée concrète d’une « dénucléarisation complète » n’a, par ailleurs, été enregistrée.

C’est un revirement : dix jours seulement après sa rencontre historique avec Kim Jong-un, Donald Trump a qualifié vendredi 23 juin de « menace exceptionnelle et extraordinaire » l’arsenal nucléaire nord-coréen afin de justifier le maintien des sanctions contre Pyongyang,

« Il n’y a plus de menace nucléaire de la part de la Corée du Nord« , avait pourtant claironné le président américain à son retour à Washington, après le sommet de Singapour le 12 juin dernier.

La déclaration présidentielle envoyée au Congrès vendredi a un ton bien différent, expliquant pourquoi Washington allait maintenir des sanctions économiques sévères contre Pyongyang. « L’existence et le risque de prolifération de matière fissile à des fins militaires sur la péninsule coréenne et les actes et les politiques du gouvernement de Corée du Nord continuent de constituer une menace exceptionnelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis », a écrit vendredi Donald Trump.

Dans cette déclaration formelle, le locataire de la Maison Blanche justifie ainsi le maintien des sanctions contre Pyongyang et la prorogation pour une année supplémentaire de « l’état d’urgence national » décrété en 2008 à cet égard.

Le sommet Trump-Kim de Singapour s’était achevé sur un engagement de la Corée du Nord en faveur d’une « dénucléarisation complète » dont les détails ont été remis à des négociations ultérieures. Dix jours après, aucune avancée concrète n’a été enregistrée.

Toutefois, le ministère américain de la Défense a annoncé vendredi suspendre indéfiniment de nouveaux exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, pour soutenir les négociations diplomatiques en cours avec la Corée du Nord. C’est Donald Trump lui-même qui s’était engagé après le sommet historique avec le leader nord-coréen à renoncer aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, où sont déployés des dizaines de milliers de soldats américains chargés de la défendre contre les menaces nord-coréennes.

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