Accusé de corruption, l’ex-président sud-africain Jacob Zuma fera face aux juges le 6 avril

Jacob Zuma a rendez-vous le 6 avril avec la justice. L’ancien président sud-africain devra répondre d’accusations de corruption dans une ancienne affaire de vente d’armes impliquant notamment le groupe français Thales.

Poursuivi pour des faits de corruption dans le cadre d’une vente d’armes impliquant le français Thales, l‘ancien président sud-africain Jacob Zuma comparaîtra le 6 avril devant la Haute Cour de Durban, dans le nord-est du pays.

Selon Hangwani Mulaudzi, porte-parole de l’unité de la police chargée de l’enquête, cette première audience devrait être exclusivement consacrée à « la mise en accusation formelle » des personnes poursuivies. « C’est une première comparution, donc l’ancien président se doit d’être présent », a-t-il ajouté.

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Jacob Zuma est accusé d’avoir touché des pots-de-vin du groupe français d’électronique Thales, en marge d’un contrat d’armement géant de près de 4 milliards d’euros conclu en 1999. Thales, qui a remporté une partie de ce contrat pour l’équipement de navires militaires, est également poursuivi dans cette affaire.

« Aucun commentaire » chez Thales

Sollicitée par l’AFP, l’entreprise n’a souhaité faire « aucun commentaire sur une affaire en cours ». Le groupe a ajouté qu’il était prêt à « continuer à travailler » avec les autorités locales.

Ce dossier à multiples rebondissements agite la vie politique sud-africaine depuis la signature du contrat. Les charges qui visent Jacob Zuma ont été abandonnées et rétablies plusieurs fois. Mais il y a dix jours, le procureur général du pays, Shaun Abrahams, a finalement annoncé que l’ancien chef de l’État serait bel et bien poursuivi dans cette affaire.

Mis en cause depuis des mois dans une longue liste de scandales, Jacob Zuma, 75 ans, a démissionné le mois dernier de son mandat de président sous la pression de son parti, le Congrès national africain, l’ANC, au pouvoir. Élu en décembre 2017 à la tête de la formation politique, Cyril Ramaphosa, un ancien syndicaliste et homme d’affaires à succès proche de Nelson Mandela, lui a succédé à la tête du pays en faisant de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités.

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