Belgique-Panama 3-0 – Les Diables Rouges frappent d’entrée grâce à Mertens et Lukaku

Avant de se présenter contre le Panama, la Belgique, portée par sa génération dorée, était avertie. Depuis le début de cette Coupe du monde, les favoris peinent à faire respecter leur rang face à des nations supposées plus modestes. Le Panama, qui dispute la première Coupe du monde de son histoire, avait le profil de l’adversaire coriace : un goût prononcé pour le combat, un bloc bien organisé et une âme contagieuse.

Vaillant, le Panama s’est écroulé physiquement

La Belgique n’a pas effectué le match le plus abouti qu’il soit, mais elle a mis les ingrédients nécessaires pour ne pas tomber dans ce piège. L’affaire a pourtant mis du temps à se décanter. La faute à une inefficacité importante dans les frappes, symbolisée par les tentatives multiples de Dries Mertens (7e, 19e, 41e) et Eden Hazard (12e, 38e). Romelu Lukaku, lui, a dû patienter mais il a toujours pesé dans ce match âpre. Davantage, en tout cas, qu’un Kevin De Bruyne longtemps à côté de ses pompes et qu’un Yannick Carrasco trop peu influent sur son côté dans le 3-4-3 concocté par Roberto Martinez.

Belgium vs Panama

Sans se procurer d’occasions nettes, le Panama a tenté de se montrer incisif sur ses situations de contre pour faire planer une menace. Quand l’arbitre du match a sifflé la mi-temps, l’explosion des supporters panaméens en disait long sur la portée de l’exploit. Mais quelques signes de fatigue physique avaient déjà commencé à poindre dans les rangs de la nation d’Amérique centrale.

De Bruyne, un éclair dans le désert

Cette fatigue progressive s’est confirmée au retour des vestiaires, où les Diables Rouges ont mis le pied sur l’accélérateur en accentuant leur maîtrise collective. Malgré cela, il a pourtant fallu un exploit individuel pour voir la Belgique forcer le verrou panaméen. Sur un ballon en cloche à l’entrée de la surface, Dries Mertens, esseulé, a fait parler son instinct de buteur éveillé à Naples pour déclencher une merveille de reprise de volée (1-0, 47e). La réaction du Panama a eu lieu dans les minutes qui ont suivi, avec notamment un face-à-face perdu par Murillo devant Courtois (54e). Mais la Belgique a laissé passer l’orage avant de porter l’estocade dans la dernière demi-heure.

Si peu consistant dans ce match, Kevin De Bruyne a alors rappelé toute sa classe en distillant une splendide ouverture de l’extérieur du pied, en pleine surface, pour la tête plongeante de Lukaku (2-0, 69e). L’air est devenu moins aspyxiant après ce break pour la bande à Hazard, si facile par moments. L’ancien Lillois s’est lui aussi mué dans le rôle du passeur pour servir le puissant Lukaku, qui s’est offert un doublé avec un petit piqué impeccable (3-0, 75e). La Belgique a montré sa force de frappe avant de lever le pied, logiquement, dans les 10 dernières minutes. Mais Courtois, vigileant sur un coup-franc lointain d’Escobar (88e), a maintenu sa cage inviolée. Du travail bien fait. Place à la suite.