Cité Soprim : Le videur d’une boîte de nuit viole une femme mariée et une autre divorcée

Cité Soprim : Le videur d’une boîte de nuit viole une femme mariée et une autre divorcée et …

Videur dans une boîte de nuit de la place, Aliou Diop a été condamné ce vendredi, à trois ans d’emprisonnement ferme par le tribunal des flagrants délits de Dakar. Le résident de la cité Soprim a été reconnu coupable des faits de viol et de collecte illicite de données au préjudice des deux dames S. B et A. D, respectivement mariée et divorcée.

Il faut vraiment être un homme audacieux et pervers comme le videur de boîte Aliou Diop, pour oser poser des actes aussi ignobles. Devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar où il a comparu ce vendredi, à côté de ses deux victimes pour des faits de viol et de collecte illicite de données, le prévenu, teint noir et taille élancée, n’a manifesté aucun regret face à ses comportements pervers.

« J’ai entretenu des relations sexuelles consenties avec elles. Et la dame mariée S.B était consciente que j’étais en train de filmer nos ébats sexuels. C’est le fait que je ne leur ai pas offert de l’argent. Après avoir satisfait ma libido, elles m’accusent de les avoir violées. On sait tous que toutes les filles sont matérialistes de nos jours », a-t-il soutenu, tout en gesticulant des mains, sourire aux lèvres.

Ainsi, il a fallu que la représentante du Ministère public requiert 8 ans d’emprisonnement ferme contre lui pour qu’il passe aux aveux et se confonde en excuses.

« C’est le 10 octobre 2017 que la jeune dame A.B avait déposé sa plainte au niveau du Commissariat des Parcelles Assainies. C’est lorsque le dossier était en cours au niveau du parquet que la plainte de sa deuxième victime est intervenue, le 17 mars dernier. Alors que ses victimes ne se connaissent même pas. A l’enquête, il n’avait reconnu qu’avoir entretenu une relation sexuelle qu’avec l’une d’elles. Contrairement à aujourd’hui, à la barre. Les faits sont constants et très graves. Il n’est pas interdit d’avoir des relations sexuelles. Mais, il faut avoir le consentement de son partenaire au préalable », martèle l’avocate de la société, très en verve.

Revenant sur le film de sa mésaventure à la barre, la voilée S. B, teint clair, taille moyenne narre qu’elle a rencontré le prévenu dans un car de transport en commun. C’est ainsi qu’il lui a promis de lui trouver un boulot dans la boîte de nuit où il travaille.

Sur ce, je lui ai donné, dit-elle, mon numéro de téléphone avant de me séparer de lui. « Le lendemain, il m’appelle et me passe au bout du fil une dame qui me fixe un rendez-vous chez lui, à la cité Soprim pour qu’on discute des termes de notre contrat. Lorsque je me suis rendue sur les lieux vers les coups de 19h, il m’a demandé de patienter sous prétexte que la dame était en route.

Mais, ma surprise fût grande, lorsqu’il ferma à clé la porte de la chambre où il m’avait installé et m’intima l’ordre de me déshabiller. J’ai refusé et il m’a abreuvé d’injures avant de se jeter sur moi de toutes ses forces. C’est ainsi qu’il a réussi à m’ôter tous mes habits avant de me contraindre à une relation sexuelle qu’il a filmée à mon insu.

Après avoir satisfait sa libido, il confisque mon téléphone et il envoie la vidéo via Whatsapp à tous les groupes auxquels je suis membre, avant de me le rendre. Alors que je suis dans les liens du mariage », a-t-elle souligné, la voix pleine d’émotion.

A son tour, la divorcée A. B, noirceur d’ébène, vêtue d’une robe de couleur rose déclare : « Je m’active dans la vente de jus dans un garage de la place. C’est ainsi qu’un jour, il s’est présenté auprès de moi pour acheter du jus. Suite à cette transaction commerciale, il me demande de lui donner mon numéro pour qu’il puisse me contacter à chaque fois qu’il aura besoin de faire des commandes. C’est de là qu’on s’était liés d’amitié.

Courant mois d’octobre 2017, il m’appelle et me dit qu’un de ses amis a importé des frigos qu’il vend au prix de 100 mille francs. Intéressée par sa proposition qui n’était qu’un appât, je me suis rendue chez lui à la Cité Soprim pour qu’on parte ensemble.

Une fois dans sa chambre, alors que je l’ai trouvé la tête entre ses mains en train de se plaindre de mal de pied, il se lève et se jette sur moi comme une bête sauvage. Après m’avoir pénétrée sexuellement, j’étais tellement ébahie que je suis rentrée pieds nus chez moi, avant de me confier à mon frère ».

Rendant son verdict, le juge qui a fait preuve de clémence, a condamné le prévenu à trois ans d’emprisonnement ferme. Il doit également allouer la somme de 50 mille francs à la dame S.B.

koccbi