Coronavirus: Madrid décrète l’état d’alerte

Après avoir hésité, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez a finalement sorti l’article 116.2 de la Constitution qui permet, en cas de catastrophe ou de crise sanitaire, d’activer des mécanismes d’exceptions, notamment la limitation des mouvements et plusieurs garanties. Avec 132 morts et plus de 5 100 cas de contamination, l’Espagne est le deuxième pays européen le plus touché après l’Italie qui compte déjà 1 266 morts.

L’air solennel, aux accents quasi-dramatiques, Pedro Sanchez a lancé un message de fermeté totale à l’adresse des Espagnols. Si nous voulons ensemble battre ce virus, nous allons devoir être très unis, très responsables et obéissants.

Un conseil des ministres extraordinaire adoptera ce samedi un décret plaçant l’Espagne en « état d’alerte pour une période de quinze jours », a annoncé le Premier ministre, dans cette courte allocution télévisée.

L’état d’alerte décrété par le chef du gouvernement espagnol suppose que les gens doivent rester chez eux, sauf extrême nécessité, il suppose aussi que les seuls commerces ouverts soient les pharmacies, les kiosques et les supermarchés. Enfin, cela suppose aussi que l’État garantisse l’acheminement des vivres depuis le lieu de production jusqu’au lieu de distribution.

L’armée est mobilisée

Tout citoyen peut être arrêté s’il se déplace de façon injustifiée. Et afin que toutes ces mesures soient scrupuleusement respectées, l’armée a été pleinement mobilisée dans la lutte contre le coronavirus.

Les formations de droite, VOX, Parti populaire et Ciudadanos ont approuvé la décision du gouvernement socialiste, en lui reprochant toutefois de ne pas avoir agi de la sorte plus tôt. Quant au Pays basque, il a décrété l’alerte sanitaire. Les séparatistes de Catalogne ont eux ordonné le confinement de leur région en exigeant l’aide de l’État espagnol.

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