Imam Ndao sort de sa réserve : « J’ai préféré me mettre au service de l’islam »

Imam Alioune Ndao fait  face aux juges ce matin. Né en 1960, polygame et père de 16 enfants, il est maître coranique à Ngane Station sis au quartier Ndorong à Kaolack, mais également agro-pasteur. Acteur religieux de son état, il est poursuivi pour 7 chefs d’accusation : acte de terrorisme par menace ou complot, association de malfaiteurs, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux, apologie du terrorisme ; détention d’armes et de munitions sans autorisation administratives. Ce qu’il a vivement contesté.

Ancien pensionnaire du daara de Coki (1967), il a mémorisé le Coran au bout de 3 années d’études coraniques. Il a été formé par Serigne Mor Cissé à Diourbel. De retour en 1975 auprès de ses parents, il a été dans plusieurs localités comme à Keur Bakari Cissé (Passy), Maka Gouye (Kaffrine). Lauréat d’un concours de la Ligue mondiale  islamique pour la formation des imams et des prédicateurs, cette distinction lui donne droit à deux ans d’études.

« Quand nous avons implanté le daara dans notre village natal, nous avions été obligé de nous installer à Kaolack vers les années 90. C’est en 98, propriétaire de terre, nous sommes partis nous y installer. Depuis, on enseigne et cultive la terre. Le daara est même dans les champs se trouvant à la périphérie de Kaolack. Les populations nous y ont rejoint », a dit l’Imam Alioune Ndao au cours de son audition.

Parlant de son daara (école coranique), il a précisé que présentement, il compte « 6 enseignants et entre 300 et 400 apprenants.  Pour  la prise en charge, certains parents contribuent mensuellement, mais il y en a aussi plus de 80% de cas sociaux. Pour ce qui concerne la mosquée, je suis l’imam.  Il y en a d’autres comme Harouna Deme et d’autres de ses semblables capables de diriger la prière ».

Pour ses rapports avec les autorités étatiques sénégalaises, il estime qu’ils ne sont que des meilleurs.  « Notre relation avec l’État est des meilleures. Nous les convions à toutes nos activités. Mais par rapport au soutien, aucun moyen ne vient de l’État. C’est un directeur du Cadastre qui s’appelait Moustapha Sow qui m’a octroyé le terrain. Nous, nous estimons que nous sommes des musulmans qui sont au service de l’humanité toute entière. À l’échelle nationale, nous rendons des visites et des services aux autorités religieuses, dans le cadre de la Ligue nationale des prédicateurs. Je suis le secrétaire général de Ligue des imams et des prédicateurs du Sénégal dirigée par Imam Dame  Ndiaye, Sg de la Coordination des daaras du Sénégal. Après mes études j’ai pris l’option de collaborer avec toutes les confréries. J’ai préféré me mettre au service de l’islam ».

seneweb

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