Le Pentagone déploie de nouveaux renforts à la frontière mexicaine

Les États-Unis vont envoyer 3750 soldats pour trois mois à la frontière avec le Mexique pour combattre l’immigration clandestine.

Les États-Unis vont envoyer 3750 soldats de plus à la frontière avec le Mexique pour combattre l’immigration clandestine, portant ainsi les effectifs à 4350 hommes. Actuellement, quelque 2350 militaires participent à la mission controversée visant à améliorer la sécurité de cette limite territoriale. Six cents d’entre eux sont appelés à rester à la frontière, les autres devraient être redéployés ailleurs. Le déploiement, annoncé dimanche par le Pentagone, est prévu pour trois mois. Durant cette période, «nous continuerons à évaluer la composition des forces nécessaires pour remplir la mission de protection et de sécurisation de la frontière sud», ajoute le ministère de la Défense.

Ces troupes ont été mises en place sur ordre du président américain Donald Trump avant les élections de mi-mandat en novembre, tandis que des «caravanes» de migrants se dirigeaient vers les États-Unis pour fuir la violence et la pauvreté dans leurs pays d’Amérique centrale. La mission devait se terminer à la mi-décembre mais le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) avait dans un premier temps demandé au Pentagone de l’étendre jusqu’au 31 janvier, compte tenu d’une «menace continue» à la frontière. Le secrétaire par intérim à la Défense, Patrick Shanahan, a finalement accepté le 11 janvier de prolonger une nouvelle foi la mission. Celle-ci doit désormais se poursuivre jusqu’à fin septembre.

Une mission élargie

Ces soldats d’active aident les agents de surveillance des frontières en leur fournissant un soutien logistique. Les gardes-frontières sont jusqu’ici restés seuls à intervenir face aux tentatives d’entrée en force sur le territoire américain, tirant des gaz lacrymogènes à deux reprises depuis novembre. La prolongation de la mission s’est toutefois accompagnée d’un changement de la nature de la mission des militaires. D’après le Pentagone, cette dernière «passe d’une fortification des points d’entrée à la surveillance mobile et à la détection, ainsi qu’à la mise en place de fil barbelé entre les points d’entrée». En plus de ces soldats, environ 2100 réservistes de la Garde nationale avaient déjà été déployés à la frontière au printemps.

La lutte contre l’immigration clandestine est au cœur d’un désaccord entre républicains et démocrates qui a paralysé 35 jours durant une partie des administrations fédérales américaines. Le président Donald Trump a donné jusqu’au 15 février au Congrès pour se mettre d’accord sur le financement d’un mur anti-immigration qu’il veut faire ériger à cette frontière. «Avec les caravanes qui marchent à travers le Mexique en direction de notre pays, les républicains doivent être prêts à faire tout ce qui sera nécessaire pour une sécurité SOLIDE à la frontière», a écrit sur Twitter le président. Ses adversaires démocrates, qui ont pris en novembre la majorité à la Chambre des représentants, rejettent fermement ce projet qu’ils dénoncent comme inhumain et dispendieux.

Lefigaro

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