MACKY SALL «IGNORE» ROYALEMENT L’OPPOSITION…

Dans son message à la Nation, à la veille de la fête de l’Indépendance, le mardi 3 avril, le chef de l’Etat a rappelé la nécessité à œuvrer pour léguer aux générations futures «un pays libéré du besoin». Il dit s’inscrire, par conséquence, «dans le temps du travail et de l’action», faisant fi ainsi des nombreuses complaintes de ses adversaires politiques.
Vraisemblablement, le chef de l’Etat, Macky Sall et son gouvernement ne comptent pas bouger d’un iota sur les décisions prises, notamment la modification de la Constitution et du Code électoral par l’intégration du parrainage pour tous les candidats à la présidentielle. Pour preuve, lors de son discours à la Nation, à la veille de la fête de l’Indépendance du Sénégal, le mardi 3 avril dernier, le président n’a pipé mot sur la sphère politique, marquée par une forte tension née d’un manque de confiance entre les acteurs. Les questions du parrainage pour tous, de la personnalité neutre pour l’organisation des élections, ont tous été zappées par le chef de l’Etat. Au contraire, il semble être résolu à poursuivre ses œuvres pour le développement du pays, après avoir désamorcé les tensions qui minaient le secteur social, notamment avec les nombreux accords signés avec les différents syndicats.

En effet, dans son adresse à la Nation, le président Macky Sall a tout d’abord indiqué que «la liberté et l’indépendance que nous célébrons demain (Ndlr : hier) ont un prix» et que les «Nations les plus libres et les plus indépendantes sont celles qui construisent leur autonomie et maîtrisent leur destin par leurs propres dynamiques internes». Il estime ainsi que les acteurs actuels sont redevables d’un legs à transmettre aux générations futures. «Nous avons, par conséquent, la responsabilité de léguer aux générations futures un pays libéré du besoin, par un effort individuel et collectif sur nous-mêmes», invite-t-il.

Par conséquent, le chef de l’Etat, Macky Sall a rappelé le devoir pour tous à œuvrer pour affermir cette indépendance revendiquée par les anciens «à leurs risques et périls». Pour lui, «notre devoir, c’est de consolider l’indépendance par le  développement qui la nourrit et l’entretient. Autrement, elle devient un rêve de liberté plus désincarnée que pleinement vécue et assumée». Ignorant ainsi les nombreuses attaques et autres critiques dont font l’objet son gouvernement et lui, depuis un certain temps, il dira que «c’est ce qui me motive, avec le gouvernement, à rester dans le temps du travail et de l’action, en écoutant battre tout le cœur du Sénégal ;  le cœur de nos villes et de nos campagnes, afin de poursuivre sans relâche la réalisation de notre objectif commun : bâtir un Sénégal uni et prospère, dans la paix, la solidarité, l’équité et la justice sociale : le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous». Il répond ainsi à ceux qui parlent d’une justice à deux vitesses, tout en montrant sa détermination à poursuivre ses œuvres «sociales», à côté d’un climat politique tendu.

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