Trump est un « véritable défenseur de l’environnement », mais…

Le président américain aime « l’air pur » mais ne croit pas que l’activité humaine est à l’origine du réchauffement climatique (qui n’est que temporaire).

Donald Trump, « véritable défenseur de l’environnement » ? C’est lui qui l’a affirmé, lundi 15 octobre, à l’occasion d’une visite dans l’Etat de Géorgie après le passage de l’ouragan Michael.

Pour preuve : « Je veux de l’eau absolument pure, je veux l’air le plus pur qui soit, ce que d’ailleurs nous avons désormais, cela s’est amélioré depuis l’an dernier », a-t-il déclaré, sans préciser sur quelles données il appuyait ses affirmations. Et d’ajouter :

« Je suis un véritable défenseur de l’environnement. Beaucoup de gens sourient lorsqu’ils entendent cela. »

« Je vais avoir l’air le plus pur. Mais cela ne veut pas dire que nous devons contraindre toutes les entreprises à mettre la clé sous la porte », a-t-il encore dit.

Le réchauffement climatique ? C’est temporaire

Interrogé sur le changement climatique, qu’il a par la passé qualifié de « canular », le président américain a répondu :

« Il y a quelque chose, que ce soit d’origine humaine ou pas. »

« Cela va aller et venir », a-t-il ajouté, laissant entendre que le réchauffement en cours de la planète, qui fait peser une menace d’emballement (extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, etc..), n’était qu’une phase temporaire parmi d’autres.

Donald Trump a annoncé en juin 2017 le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat.

Interrogé il y a une semaine sur le dernier rapport des experts climat de l’ONU (Giec), qui appelle à des transformations « rapides » et « sans précédent » pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C, il a assuré ne pas l’avoir encore lu, tout en s’interrogeant ouvertement sur la qualité du document.

Selon un décompte de chercheurs de l’université d’Harvard, l’administration Trump a annulé ou engagé l’annulation de 76 lois et réglementations environnementales, abandonnant de facto les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par celle de son prédécesseur Barack Obama.

Donald Trump en Géorgie le 15 ocotbre 2018.